LE Livre qui a propulsé Hervé Jubert dans mon top 3 (aux côtés de Tolkien et Bottero)

Jamais.

Jamais je n’aurais pensé écrire quoique ce soit en rapport avec mes lectures. Je dévore des tonnes de bouquins mais je ne ressens absolument pas le besoin d’en parler.

Puis Ce livre est arrivé. Rien que sur son étagère, avant de le lire, il me faisait de l’oeil, avec sa couverture d’un rouge profond, aux allures steampunk, rehaussée par d’éblouissantes pages dorées. Je pense que c’est ce que l’on appelle un coup de foudre.

C’est du fantastique, de la science-fiction, du policier, de l’historique, de l’humour, du philosophique!! C’est « La trilogie Morgenstern », d’Hervé Jubert.

L’héroïne est une flamboyante cinquantenaire, ronde et charmante, enquêtrice dans un futur post-apocalyptique où les eaux ont recouvert la majeure partie du globe. C’est aussi une sorcière, et ça, c’est classe.

Société sans crimes, car l’humanité est surveillée par des traceurs d’adn qui officient partout, sauf dans les « villes historiques », reproduction de grandes villes du passé où tout le monde vit selon les moeurs d’antan lors de son séjour. C’est ainsi qu’on se retrouve à vagabonder d’époque en époque, et croyez moi, Hervé Jubert sait nous faire plonger dans le voyage. Comme dans mes plus beaux moments de lecture de jeunesse, les images fusaient dans mon esprit.

Les plongées historiques dans lesquelles nous sommes embarqués m’ont tellement inspirée que je passais mon temps à me documenter sur le contexte pour mieux saisir toutes les implications, mieux comprendre toutes les références. Et il y en a! Je suis devenue incollable sur la tour de Londres et le peintre Carpaccio. ( bon ok…soyons honnête. Moins ignare.)

Ce n’est pas qu’une simple histoire, c’est aussi une sacrée analyse humaine et sociale, de l’écologie à l’intolérance, des manigances politiques à la manipulation de l’opinion publique, et tout simplement des émotions en général.

Le premier tome est séparé en quatre parties: quatre enquêtes, dans quatre villes, dans quatre époques. Pas le temps de s’ennuyer, ces quatre petits dénouements satisfont notre impatience, tandis que se trame une histoire plus vaste autour de nous.

Jouissif.

Voyage schizophrène où l’on croise étudiants en sorcellerie, pirates, gitans, voyage sur la lune, médecin légiste, nounours ninja, cloches de pâques rebelles, avocat du diable (au sens propre), la série Urgences (opérations sur stagiaire, adn, locus et sorcellerie), des opératrices du téléphone, et pour finir, des villes entières immergées sous les mers, sensation abyssale d’horreur face à l’image de litres d’eau envahissant nos lieux de vie.

Pour finir, une citation de ce livre qui m’a poussé à écrire sur lui:

Elle l’avait abandonné là, faisant croire qu’un chien de l’Espace s’était déchargé là d’une cargaison encombrante.

Oui, parmi toutes les phrases ce (gros) bouquin, c’est celle-là que j’ai choisi.

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