Catégorie : chansons

  • L’effet boule de neige (full album & textes)

    Premier album d’Alfazaya, enfin les paroles! 🙂 A partir de « Genèse », c’est l’histoire de la vie telle que je voulais la décrire, sur cinq « âges » différents. Bonne écoute!

    Répondeur: fuis moi je te suis, suis moi je te fuis et tel est pris qui croyait prendre!
    Absolution: chanson sur la tolérance
    Genèse: l’enfance, un paradis? Nan, je ne crois pas nan…
    Ados attardés: l’adolescence, personne ne te comprend alors que tout le monde y est passé.
    Adulescence: cette période où la société te dit « adulte » alors que toi tu sais bien que non…
    Simplement là: la maternité (parce que c’est quand même une sacrée transition!)
    La vie est un jeu: la « vieillesse », que tout le monde espère atteindre tout en la craignant!

    Répondeur

    Dites moi pourquoi, il joue ce jeu là, 
    me courant après...loin devant moi.
    On me répondra, les gars sont comme ça,
    repart en arrière il reviendra
    Il vient discuter sans même te parler,
    Il vient t'observer sans même regarder!
    Doit-on préciser, qu'il vient s'épancher...sur mon répondeur...

    Vous avez trois nouveaux messages!
    C'te blague...
    J'voudrais bien comprendre toute cette histoire...

    Comme tous les garçons, je le trouve mignon,
    ça ne lui suffit pas il veut être le roi.
    Quand je lève les yeux, sur ces faux-airs de dieu,
    satisfait il part sans se retourner.
    Suffisant égo un peu démago,
    ou p'tit coeur en fleur tout rempli de peurs
    Moi dans cette histoire, tout ce que je vois ce soir
    C'est que j'ai passé ma soirée sur mon répondeur...

    Vous n'avez pas de nouveaux messages...
    C'te blague...
    J'me suis laissée noyée dans cette histoire...

    Heureusement pour moi, un autre p'tit gars sympa,
    est passé par là, je crois qu'il me plaira
    Quand le premier a vu ça, il est revenu vers moi,
    désolée pour toi je joue pas à ce jeu là!
    Mon nouveau héros, une fois bien en place,
    il est si accro que moi je m'en lasse,
    je suis désolée, je vais m'en aller,
    et ce soir, je coupe mon répondeur!

    Bip, bip, bip!!
    C'te blague!!!
    Maintenant j'arrête toutes les histoires...



    Absolution

    On passait dans les ombres, d'un passé silencieux, 
    En volant vainement dans les voûtes vivantes
    D'hérétiques vérités, vaincues par l'avènement
    De séniles servitudes, certitudes assez viles

    Cherchant l'absolution, à ce suivi sectaire,
    On ne voit, ni ne veut de nouveau la voie ivre
    De bétails bien bêlant, et bêtement broutant,
    Des paroles pourrissantes qui pourtant les emportent.

    Tant de bruit résonnance, tant de vide intérieur,
    Tiraillés, entraînés, étouffés, enchaînés,
    La personne hors la loi, la pensée obsolète
    On se noit, trop de poids, dans la nuit ingénue.

    Genèse

    Souvent tous les grands me disent bien gentiment,
    je te parle simplement j'espère que tu me comprends?
    Ecoutes tu tes parents obéis tu sagement?
    Dis moi ce qu'on ressent lorsqu'on est encore enfant?

    Alors je réfléchis...
    Alors je réfléchis et je leur dit...

    C'est l'étymologie de qui je suis, et la genèse de ma jeunesse
    Depuis que l'on est, on n'est ce que l'on nait,
    mais enfin on le devient au fil de lendemains.

    Quand on est petit, tout le monde nous envie,
    Fais pas ci, fais pas ça,
    C'est pour ton bien qu'on le dit,
    Tu parles d'une vie, c'est pas bientôt fini?
    Tout le monde en rit mais moi j'vous l'dit, ça m'ennuit.
    Je ne vois pas ce qu'on envie dans cette vie.

    Une bonne éducation se passe d'instructions
    C'est l'expérimentation qui me sert d'initiation
    Toutes mes grandes révélations se sont faites dans l'observation
    Elle me sert de formation pour découvrir toute mes passions.

    Je ne vois pas ce que l'on envie dans cette vie.

    C'est l'étymologie de qui je suis, et la genèse de ma jeunesse
    Depuis que l'on est, on n'est ce que l'on nait,
    mais enfin on le devient au fil de lendemains.

    Ados attardés

    Quand je suis fatiguée, je regarde la télé,
    une fausse réalité que l'on voudrait cliquer.
    Ces clichés erronés, m'aident à réaliser,
    Pourquoi vous croyez que les ados sont attardés

    "Quand il m'a dit ça j'étais morte de rire"
    "T'étais quoi?"
    "MDR!"
    "Ah okaaaay!! LOL"

    Sachez que mes journées ont de quoi terrifier
    Je ne peux avouer que j'aime mes poupées,
    que j'aimerais y jouer, toute la matinée
    Que dans mes soirées, j'ai besoin de libertés
    Pour étoffer ce qu'est ma propre réalité
    Et dévoiler enfin ma personnalité

    Quand je pense à demain, ça me paraît lointain,
    Des journées bien remplies, les nuits comme seul répit
    Je voudrais m'affranchir, mais je ne suis pas timbrée,
    J'ai encore besoin de mes parents pour bouffer.

    "Si tu as besoin de parler ma chérie, je suis là"
    "M'an, j'peux me débrouiller toute seule"
    "Bon, si t'as plus besoin d'moi alors..."
    "Mais si ma p'tite maman! T'as pas dix euros?"

    J'me sens comme un mutant, je m'amuse de ma mue,
    L'avenir va venir, vivre pour devenir,
    M'éloigner du présent ce grand questionnement
    Mon plus beau présent, est mon rêve d'avenir,
    Un futur d'envergure, qui me rendra plus mûr,
    Où je pourrais tout faire sans demander ma mère

    Tout le monde qu'amour, ça rime avec toujours
    Moi j'préfère essayer, j'aime la diversité,
    Pourquoi s'précipiter, c'est tellement amusant,
    D'laisser péricliter, ces sentiments naissants.

    Adulescence

    Peu importe, mon nom et ma fonction, ne dit-on pas que, les actions font l'humain.
    J'ai toujours bien, suivi mon chemin, j'ai tout réussi, les études, les amis,
    Continuité, des choix de mon passé, je déroule le fil du temps,
    n'attendant guère de présents dans l'avenir mais espérant tant
    Ce seul espoir étant de croire.

    On me nomme, adulte mais c'est l'essence de mon enfance, qui guide mes espérances,
    Adulescence, arborescence des sens qui me décrivent des racines à la cime,
    Intensité, je retiens mes instincts et tentant l'instant si fort
    J'ai du abandonner, frivolité volée à mon destin,
    Je ne fais qu'écrire mon histoire.

    Silence, absence, comment s'écouter,
    Je ne fais qu'entendre les autres crier,
    La seule présence, en moi désirée,
    Se rappeler qu'elles étaient mes idées.
    Sur ce sommet, j'dois avouer qu'j'me suis trompée,
    J'veux pas rester là, perchée pour l'éternité.

    Je vis, je vais et je viens, oh oui, je vis, de tout petits rien,
    Je ne veux que des lendemains nimbés de ce qui me convient,
    Juste être bien.

    Si mutine, je butine les ardeurs d'amants d'agrément, goûter le changement
    Je m'envole chercher un lieu aimé, pouvoir y rester, y voir le temps passer
    Mais pour l'insant, je me laisse emportée, toujours plus haut dans le ciel
    Toile aux milles reflets d'une même réalité qui s'était cachée,
    Un regard sur un monde miroir.

    Je ressens, la caresse du vent qui me murmure, doucement un futur,
    Illuminé, de saveurs enivrantes loin des coutumes qui leurraient mes attentes
    La liberté de pouvoir essayer, pouvoir se tromper, si beau
    De s'envoler seule dans le noir sans savoir où conduit le soir,
    Avec comme seul espoir de voir...

    Simplement là

    Fini les faux-fuyants, c'est mon plus grand tournant,
    Responsable réflexion, c'est la plus belle des remise en question
    Tant de générations, véritable communion
    La concrétisation, la transmission d'innombrables leçons

    Une réalité s'est ancrée, j'ai trouvé la place que j'avais tant cherché,
    Tout au fond de mon être, un monde se construit, un nouveau maillon
    Retenu à la mer par une chaîne ancestrale, une chaîne matrimoniale,
    Témoin contemporain d'une mémoire,
    Continuité d'usage, infinité des âges.

    Tout mon être ne peut s'empêcher, de trembler angoissé lors de tes essais
    Simplement là l'amour rugit
    Simplement là la vie surgit
    J'peux pas m'empêcher d'chavirer quand il sourit,
    J'me suis vue m'regarder dans son p'tit air étonné,
    Simplement là la magie agit,
    Simplement là la vie sourit
    Simplement là et j'ai tout compris.

    La vie est un jeu

    Ces mirages erronées résonnaient d'un passé
    Trépassé, terrifiant, effacés par le temps
    Terrassé par ce fait, que j'n'avais pas assez fait
    Par des rêves oubliés jamais réalisés...

    Mais enfin j'décidais d'enfin me réveiller,
    M'laisser réaliser tout c'que j'avais d'jà fait,
    Que l'on ne peut rêver que pour mieux avancer
    Mais si l'on a tout fait de quoi peut-on rêver?

    Et puis tout bien réfléchi, j'avais tellement d'envies,
    Elles qui m'ont gardé en vie
    Tout mes instants jusqu'à présent ont été bien remplis
    Tant de leçons de vie, elle m'a surtout appris qu'rien n'est jamais fini
    Aujourd'hui je peux vous dire, qu'il ne faut pas la maudire.

    Car la vie est la vie, et la vie est seulement un jeu
    Ou la vie laisse la vieillesse enfin affirmer le "je".

    Apprécier qui l'on est c'est c'est vivre en sachant rire
    Aux éclats quand on est triste à n'en plus sourire
    Et pleurer doucement quand on est très contents,
    Pour les autres, pour tout ceux, qui ne vivent pas heureux

    J'ai su vivre le présent sans pensées à venir,
    Préparer l'avenir sans gâché mes instants,
    Les soucis sont passés et se sont envolés,
    Je me laisse porter par le vent comme un enfant...

    J'ai joué avec le temps, une cascade éclaircie,
    La pluie me tombe des yeux
    Mes souvenirs, mon avenir,
    C'est l'histoire de ma vie, elle ne sera finie
    Que le jour où j'aurais clôturé cette partie.

    Car la vie est la vie, et la vie est seulement un jeu
    Ou la vie laisse la vieillesse enfin affirmer le "je".

  • Papillon éphémère et Le conteur

    Après moult cris et pleurs (mais où est ce que l’on peut lire tes teeeeexteuh!!), voilà le blog d’Alfazaya pour pallier à ce problème! Alors, on va y aller petit à petit (j’ai du retard, beaucoup de retard…ça ne s’appelle même plus du retard d’ailleurs…) et pour commencer, autant prendre celles qui sont illustrées.

    Enfin….vidéastrées.

    Un très joli mot.

    Merci à ce touriste vidéaste qui nous a fait une belle surprise, beau travail!

    Papillon éphémère

     

    Tel un papillon, je sais que ma vie est éphémère,
    Le vent, balaye les grandes idées, seules resteront toutes nos actions,
    Le temps s'étend pourtant plus loin qu'un lendemain
    Personne d'autre ne vit pas vie
    Je veux décider, je veux décider de la route à emprunter
    Mes rêves d'enfants m'emportent au loin

    Se relever, ne jamais abandonner, mais toujours continuer
    L'échec n'arrive que lorsque l'on arrête d'essayer
    Mais toutes mes peurs veillent à me ralentir
    Devoir m'en occuper m'aide à me dépasser


    Le conteur
     

    Je te conte une histoire se passant un matin
    Je raconte cette histoire qui parlait d'un lutin
    Mais tout bien réfléchi, il était p'tet minuit
    C'était pas un lutin, j'me rappelle pas très bien

    C'est un conte sans histoire mais pas mal de déboires
    Elle démarre sur le trottoir ou peut-être dans un bar
    On s'était mis à boire, on se marre, on se barre
    Et toute seule dans le noir je voudrais le revoir

    Le conteur est parti, l'histoire est-elle finie?
    Le conteur est parti et je ne pense qu'à lui

    Il nous conte des histoires, il raconte les mémoires
    Un sourire et des rires c'est ce dont je me souviens
    Et mon coeur qui délire, c'est ainsi je n'y peux rien
    Le conteur fait vibrer mes sens et mes idées

    Il m'a laissé une graine et moi je l'ai plantée
    Et c'est cette rengaine qui s'est mise à pousser
    Jamais je n'oublierais les histoires d'ce lutin
    Ou était-ce un humain j'me rappelle pas très bien


    Le conteur fait rêver les gens désabusés, 
    Les entraîne dans un monde de mille lieux à la ronde
    Puis il prend son bâton, loin des qu'en-dira-t-on
    Pour refaire le bavard sur d'autres boulevards

    Le conteur est parti cette histoire est finie