La suite cachée de l’histoire des trois petits cochons.


Après avoir cassé la gueule au loup à coups de batte pour se venger après qu’il ait détruit leur p’tites cabanes en leur soufflant dessus, les trois frérots repartirent chez le 3ème frère, celui à la maison en pierre. Ils s’ouvrirent un bon pack de bière et se saoulèrent à la « santé » du loup (qui en avait bien besoin, vu son état).

Ils continuèrent à faire la fête durant sept jours.

Et alors qu’ils faisaient des aller-retour entre la maison et la borne de tri du verre (celle au coin de la forêt, qu’ils remplirent bien avant d’avoir fini de vider leurs sacs), le frère de la maison en pierre (que nous appelleront pour l’occasion Pierrot) réussi à leur cracher à la gueule ce qu’il avait sur le cœur depuis quelques jours. Après leur avoir vomi dessus, il se sentait bien moins nauséeux et leur dit : « ce serait bien que vous alliez fabriquer votre propre maison hein. Parce que bon, ce qui est à moi n’est pas à vous. Hein.Bande de hippies. Allez squatter ailleurs »

Et après un dernier vomi, il rentra fissa roupiller chez lui.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, chacun se mettant à faire sa maison et vivant en (plus ou moins) bon voisinage.

Mais le deuxième frère, celui à la maison en bois, (que nous appelleront donc Boris) se disait que franchement, sa cabane forestière était quand même bien plus jolie que le carré de pierre de son frère, qui faisait franchement tache dans le paysage. Il se sentait proche de la nature, et voulait que sa maison s’y intègre harmonieusement. Il décida donc de s’établir dans un arbre (comme cela le loup aura plus de mal à s’en approcher) ; et cette fois-ci, il l’a fit solide et souple. Tel le roseau, sa maison pliera, mais ne rompra pas.

Quand au troisième frère, qui avait fait sa maison en paille (que je renomme donc Papaye. C’est un très joli prénom), il avait la bougeotte, et il espérait bien réitérer ses expériences de maison en paille, en les mélangeant avec d’autres ingrédients. Il avait eu cette idée en voyant le tas de paille sur lequel Pierrot avait du vomir en rentrant chez lui quelques soirs auparavant.En voulant nettoyer, il avait constaté que l’amas de paille était un peu plus dur. Une maison en vomi ne le tentant pas trop, il fit d’autres expériences, jusqu’à trouver une matière qui lui permit de faire une structure facile a utiliser. Ca prenait du temps a sécher, mais finalement, c’était solide. Il venait d’inventer la maison écologique. Bien isolée, et solide, il était fier de lui.

Ils firent une première crémaillère (pour la cabane dans l’arbre de Boris) où par miracle personne ne se vautra tête la première 3 mètres plus bas (ils se vautraient sur les fesses, tout va bien merci).

Puis, quand ils furent certains qu’ils ne supporteraient plus de boire une goutte, ils firent une deuxième crémaillère (dans la maison en paille et chaux) et continuèrent leur beuverie quand même. Ce fut l’occasion de tester la solidité de la maison, les cochons titubant non-stop et voyant triple (ce qui faisait quand même 9 cochons dans la même pièce) fonçaient régulièrement sur ce qu’ils croyaient être la porte, mais qui était simplement un mur. Ils réussirent à sortir de là au bout de trois jours, parce qu’ils avaient épuisé leurs réserves de boisson et recommençaient à pouvoir faire le point.

Joie, bonne humeur, sommeil.

Pierrot s’endormit à même le sol devant la maison de Papaye, qui, gentil, lui fit un toit avec une vieille chemise et un bâton. Après un coma de trois heures plus ou moins à l’abri, il put rentrer chez lui. Les neuf petits cochons redevenus trois avaient enfin regagné chacun sa maison et ils n’en sortirent pas de la semaine pour se remettre de leur émotions imbibées.

C’était bien beau, mais Papaye avait très envie de voyager, et pour cela, il devait trouver une maison qu’il pourrait facilement remonter tous les soirs pour se reposer de son périple à l’abri du loup. Inspiré du toit en chemise qu’il avait réalisé pour son frère, il inventa la première tente de l’univers.

Puis, décidant que ce n’était pas assez spacieux, il l’agrandit.

Ce fut la naissance de la première yourte.

Il voyagea pendant quelques années tout seul, mais n’arriva jamais à convaincre ses frères de l’accompagner. Pierrot trouvait sa yourte trop fragile, Boris qu’elle n’était pas assez haut perchée. Evidemment, après une semaine de retrouvailles comme toujours arrosée, ils se concertèrent pour créer leur nouvelle maisons portable, solide et perchée.

Cet été là, ils ont tout inventé : la bulle accrochée dans les arbres, la caravane, la tiny house, et même le hamac, qui leur fut très utile pour se reposer de leurs crémaillères (une par invention, y compris celle du hamac) à l’abri du loup mais au frais, vu la chaleur torride.

La fin de cette histoire ?

Ils engagèrent le loup comme commercial (le porte à porte fut un peu compliqué pour lui au départ, pas facile de se débarrasser de réflexes à la con comme celui de souffler sur la maison au lieu de sonner), tout ce beau petit monde devint riche, et ils firent plein de crémaillères, même sans raison. Le loup était content parce qu’il n’avait plus besoin de trouver sa nourriture, il pouvait aller au resto tous les jours, ça faisait parti des avantages en nature de son travail. Nourri, logé et (finalement) amical avec les cochons, il s’était domestiqué.

L’histoire finit ainsi : les trois petits cochons venaient d’inventer le chien.

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